Jour 5 – dernier jour à Gulu

Jour 5 – dernier jour à Gulu
par Nicole 

Bon, eh bien finalement, nous n’aurons assisté à aucun procès en Ouganda.  Mardi, nous devions observer un procès dont Bernard, le chef de l’équipe des services légaux du bureau de Gulu, s’occupe, mais celui-ci a été ajourné à la dernière minute (oui, ça arrive ici aussi).  L’équipe de WWC a donc tenté de nous faire assister à l’ouverture d’une session de la haute cour de Gulu, qui vient tout juste de commencer, mais ce n’a pas été possible.

Il faut dire que ce cette session spéciale est importante : la cour essaie de régler, en un mois, 400 causes pour délinquance juvénile.    Je vous ai parlé l’autre jour des retards importants du système judiciaire : en voilà une belle illustration.

Pas grave, j’ai encore plein de choses à vous raconter sur War Child et leur travail.

Tout d’abord, quelques statistiques (merci de continuer à lire, je sais que c’est moins palpitant  que le récit de Jimmy de notre journée à Murchison Falls) :

En 2011, WCC a traité tout près de 1500 cas, soit le double d’il y a 4 ans.  Ça, c’est près de 6 personnes qui se présentent à l’un de leurs bureaux par jour ouvrable.

56% des cas traités sont pour négligence d’enfants (la plupart du temps, un parent absent qui ne rencontre pas ses obligations financières envers ses enfants et son ex-conjoin(e)). Suivent 12% de cas de violence sexuelle contre des mineures, 12% de cas de violence conjugale, et la balance sont des cas variés.

Las très vaste majorité de ces cas (81%) sont réglés par médiation.  Du côté des cas qui nécessitant un recours légal, WCC a gagné chacun de ses 76 procès au civil, et 19 des 23 procès au criminel.  Les cas perdus le sont à cause du manque de preuves et de l’abandon de certains clients.   Pas mal comme moyenne au bâton !

A propos de la question du manque de preuves, un cas peut être perdu simplement parce qu’un médecin n’a par procédé aux examens médicaux nécessaires ou qu’un policier a mal rempli les formulaires de déclaration d’une offense.  C’est là que Sam et son équipe entre en jeu : en plus des activités sur le terrain auprès de la population, ils conçoivent et livrent  de la formation auprès des professionnels de la santé, des policiers, et des LC (local council – l’équivalent du maire).  J’ai pu feuilleter un de leurs manuels de formation : la professionnelle RH que je suis a pu apprécier la très haute qualité de la documentation.

Notre visite à Gulu est maintenant terminée : je vous laisse sur quelques photos de la ville et du marché.

 Nous sommes maintenant de retour à Kampala, et demain sera consacré au shopping de souvenirs avant de remonter en avion.


 

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